Je regarde les bulles de la lampe à lave que j'ai trouvée hier, au pied du sapin, dans un paquet cadeau signé Nathalie. Lentement, les bulles bleues se détachent, montent, retombent et fusionnent,
inlassablement. Et le temps passe, si vite. J'imagine déjà le prochain Noël qui me prendra par surprise, alors que je regarderai l'éternel et monotone ballet de bulles bleues qui montent puis
descendent.
Peut-être qu'à ce moment j'aurai l'appartement parisien dont je rêve, un boulot qui me passionne, et J. à mes côtés. Peut-être aussi que je serai riche, j'aurai un corps d'athlète (qui a dit que j'étais superfciel ?) et surtout je serai un virtuose du piano... Papa Noël, si tu m'entends...
Peut-être qu'à ce moment j'aurai l'appartement parisien dont je rêve, un boulot qui me passionne, et J. à mes côtés. Peut-être aussi que je serai riche, j'aurai un corps d'athlète (qui a dit que j'étais superfciel ?) et surtout je serai un virtuose du piano... Papa Noël, si tu m'entends...
Le soleil farouche ose enfin se montrer. C'est une très belle journée et Paris semble renaître sous la lumière chaude de l'après-midi. Assis au bord de la Seine, nous regardons nos jambes bouger au dessus de l'eau. Le silence se fait. Ce n'est pas un silence crispé, ou irrité. Nous profitons seulement de l'instant et des dernières caresses du soleil. Dans le même silence, nous échangeons quelques sourires attentifs.
- Et si on allait à la mer ?
- Maintenant ? Je lui réponds, surpris par ce coup de tête.
- Oui.
Je réfléchis. Et notre programme du week-end ? Et notre sortie au cinéma ? Et la visite chez ta mère, son nouveau petit chat que tu voulais me montrer... Et puis il est tard déjà, nous arriverions à quelle heure là-bas ? Où allons-nous dormir ? Je n'ai rien préparé, et puis j'ai tant de chose à faire...
- D'accord.
Le soleil a maintenant disparu sous l'horizon, il est neuf heures. À l'entrée de Villers, nous découvrons la mer au détour d'un virage. Nous retrouvons les petites rues de cette ville où nous étions baignés ensemble, pour la première fois. Et c'est après avoir calmé nos estomacs dans une petite crêperie que nous marchons lentement sur la plage, tout près de l'eau. Le clair de lune nous laisse distinguer quelques amoureux. Tendre étreinte et doux baisers. Je lui échappe, "Attrape-moi !". Le voilà à bout de souffle se plaignant d'avoir du sable dans les chaussures. Je rie en lui prenant les mains.
Je voulais dormir sur la plage. Mais l'air est trop frais. Les hôtels sont complets. Nous sommes épuisés. Je regarde toutes ces belles maisons aux volets fermés qui bordent la plage. Je me demande où sont leurs propriétaires, j'imagine les lits soyeux à l'intérieur et ne peut m'empêcher de penser "quel gâchis". Finalement, nous nous endormons dans sa voiture, sur le parking d'un supermarché de Cabourg.
Le lendemain matin, après une nuit très inconfortable, nous allons chercher quelques croissants à Deauville. La ville est plongée dans un épais brouillard. Il craint que la journée soit maussade, je le rassure en lui disant qu'il ne s'agit que d'un brouillard matinal. Effectivement, le voile fini par se lever, et nous rattrapons notre sommeil à Villers, sur une plage baignée de soleil.
- Et si on allait à la mer ?
- Maintenant ? Je lui réponds, surpris par ce coup de tête.
- Oui.
Je réfléchis. Et notre programme du week-end ? Et notre sortie au cinéma ? Et la visite chez ta mère, son nouveau petit chat que tu voulais me montrer... Et puis il est tard déjà, nous arriverions à quelle heure là-bas ? Où allons-nous dormir ? Je n'ai rien préparé, et puis j'ai tant de chose à faire...
- D'accord.
Le soleil a maintenant disparu sous l'horizon, il est neuf heures. À l'entrée de Villers, nous découvrons la mer au détour d'un virage. Nous retrouvons les petites rues de cette ville où nous étions baignés ensemble, pour la première fois. Et c'est après avoir calmé nos estomacs dans une petite crêperie que nous marchons lentement sur la plage, tout près de l'eau. Le clair de lune nous laisse distinguer quelques amoureux. Tendre étreinte et doux baisers. Je lui échappe, "Attrape-moi !". Le voilà à bout de souffle se plaignant d'avoir du sable dans les chaussures. Je rie en lui prenant les mains.
Je voulais dormir sur la plage. Mais l'air est trop frais. Les hôtels sont complets. Nous sommes épuisés. Je regarde toutes ces belles maisons aux volets fermés qui bordent la plage. Je me demande où sont leurs propriétaires, j'imagine les lits soyeux à l'intérieur et ne peut m'empêcher de penser "quel gâchis". Finalement, nous nous endormons dans sa voiture, sur le parking d'un supermarché de Cabourg.
Le lendemain matin, après une nuit très inconfortable, nous allons chercher quelques croissants à Deauville. La ville est plongée dans un épais brouillard. Il craint que la journée soit maussade, je le rassure en lui disant qu'il ne s'agit que d'un brouillard matinal. Effectivement, le voile fini par se lever, et nous rattrapons notre sommeil à Villers, sur une plage baignée de soleil.
par Vince
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Tout est si flou et confus au fond de moi. Les sentiments me submergent et me font perdre pied. Je ne sais plus si je dois rire ou pleurer. Ta présence parfois me lasse, mais ton absence toujours me torture. Une haine noire se mêle à un amour éclatant. Mon coeur chavire tellement que ma tête en est étourdie.
J'aimerai tant pouvoir m'élever, léger et serein, mais il faut toujours qu'un orage me précipite dans les eaux troubles et amères du dépit, du doute, et du ressentiment. Je prie pour qu'un jour, seul ou bien à deux, je puisse avancer vers un horizon dégagé et lumineux.
J'aimerai tant pouvoir m'élever, léger et serein, mais il faut toujours qu'un orage me précipite dans les eaux troubles et amères du dépit, du doute, et du ressentiment. Je prie pour qu'un jour, seul ou bien à deux, je puisse avancer vers un horizon dégagé et lumineux.
par Vince
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Encore une soirée passée à réviser. Mal au crâne, les paupières lourdes. Un peu de stress, beaucoup de fatalisme. "On verra bien"...
Il est tard, tout le monde dort. Je devrais peut-être en faire autant. Les Nocturnes de Chopin résonnent dans ma tête. Je suis fatigué, j'ai besoin de réconfort, je rêve de bras forts. Je rêve de mots doux, de passion et de caresses. Quel drôle de moment pour rêver de tant d'ivresse. Mon téléphone sonne : quelques mots tendres. Je vais pouvoir fermer les yeux.
Il est tard, tout le monde dort. Je devrais peut-être en faire autant. Les Nocturnes de Chopin résonnent dans ma tête. Je suis fatigué, j'ai besoin de réconfort, je rêve de bras forts. Je rêve de mots doux, de passion et de caresses. Quel drôle de moment pour rêver de tant d'ivresse. Mon téléphone sonne : quelques mots tendres. Je vais pouvoir fermer les yeux.
par Vince
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Le beau temps peut revenir, il y aura toujours la pluie pour de nouveau obscurcir nos horizons - le mien du moins. Et comme le mauvais temps ne vient pas sans une envie profonde de déverser son chagrin et ses pleurs dans l'oreille d'un autre, me voilà.
Le bonheur m'enlaidit et ne fait que de me précipiter de nouveau vers la haine de moi même. Il me rend aveugle, je ne me pose plus de question sur moi-même et lentement je dérive. Je ne vois pas la bêtise qui s'empare de moi, je ne vois pas le malheur que je cause chez ceux qui m'aiment, je ne vois pas que tout se fane autour de moi. Je redeviens cet enfant égoïste et capricieux que je déteste tant. Je trouve dans l'autosatisfaction le plaisir qui endort mes craintes et mes peines. Le réveil est alors bien difficile.
Et c'est à chaque fois la même réaction qui se produit en moi, la haine de soi s'accompagne d'un élan d'amour sans mesure pour les autres. Je veux aimer sans limite, peu importe les coups, je veux être quelqu'un digne de ce que les autres me donnent. Je m'abandonne.
Humeur : pluvieuse.
Le bonheur m'enlaidit et ne fait que de me précipiter de nouveau vers la haine de moi même. Il me rend aveugle, je ne me pose plus de question sur moi-même et lentement je dérive. Je ne vois pas la bêtise qui s'empare de moi, je ne vois pas le malheur que je cause chez ceux qui m'aiment, je ne vois pas que tout se fane autour de moi. Je redeviens cet enfant égoïste et capricieux que je déteste tant. Je trouve dans l'autosatisfaction le plaisir qui endort mes craintes et mes peines. Le réveil est alors bien difficile.
Et c'est à chaque fois la même réaction qui se produit en moi, la haine de soi s'accompagne d'un élan d'amour sans mesure pour les autres. Je veux aimer sans limite, peu importe les coups, je veux être quelqu'un digne de ce que les autres me donnent. Je m'abandonne.
Humeur : pluvieuse.
par Vince
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Le froid revient, je retrouve ma plume (pour aujourd'hui, n'y voyez aucune promesse). Le vent d'automne ramène avec lui les souvenirs des années précédentes. Le froid qui me glace le visage me rappelle les matins givrés, les minutes interminables attendues sur le quai, nos ballades à Paris, emmitouflés dans nos grands manteaux, ou bien mes promenades solitaires au parc de Sceaux. Je me souviens de cette plage et de ces falaises où le vent déchaîné nous portait.
Ce soleil pâle m'illumine, mais déjà l'obscurité s'installe en apportant avec elle une odeur de feu de bois, lorsque je rentre chez moi. Je me souviens alors de ce soir au coin du feu, des séances de cinéma, des soirées trop calmes que l'on passait. Et puis des nuits trop courtes et des réveils bien difficiles. Surtout, je me souviens de cette attente impatiente d'un été décidemment trop lointain.
Ce soleil pâle m'illumine, mais déjà l'obscurité s'installe en apportant avec elle une odeur de feu de bois, lorsque je rentre chez moi. Je me souviens alors de ce soir au coin du feu, des séances de cinéma, des soirées trop calmes que l'on passait. Et puis des nuits trop courtes et des réveils bien difficiles. Surtout, je me souviens de cette attente impatiente d'un été décidemment trop lointain.
par Vince
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Tout est dit, n'en parlons plus.
par Vince
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Ce matin, le réveil est difficile, je m'accorde une heure de plus. Le réveil sonne, je ferme les yeux. Je repense au Vietnam que je viens de quitter et que je ne reverrai certainement pas avant un bout de temps. Je repense à ces immenses étendues vertes du nord, aux plages sauvages assaillies par une mer démontée. Je repense aux pluies diluviennes et au soleil de plomb. Je repense aux petites pagodes perdues dans la montagne et à la gigantesque cité impériale de Hué. Je repense aux rues encombrées, à tout ce monde entassé dans les villes, au bruit incessant des motos. Et puis je repense à toute la famille que j'ai là bas et que je connais désormais.
Un marchand de canne à sucre, des serpents, un temple Cham en ruine, un buffle, un plat de liserons d'eau, des sandales à vingt mille dong, une cathédrale française, des éclats de rire... Je repense aux petits instants de bonheur qui ont fait de ce voyage un grand moment. J'espère que dans cinq ans j'y repenserai encore. Onze heure, vite, j'ai ma lesson de conduite.

par Vince
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Je vous écris d'un cyber à Nha Trang, une grosse ville touristique. Je préfère de loin les petits villages que j'ai traversé, tout y est plus authentique et avec tellement plus de charme que ces grandes tours qui bordent la mer et donnent à la ville des faux airs de Nice (soit dit en passant, je n'ai rien contre les niçois hein). Mais les plages sont réellement paradisiaques, et avec une mer à trente degrés je ne peux pas me plaindre. Demain je prendrai le train pour Saigon. Je verrai enfin mes cousins et petits-cousins, une bonne cinquantaine en tout, ca va etre drole pour retenir les noms...
par Vince
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Samedi, je m’envole. Direction le Vietnam. Durée : un mois. Nous longerons la côte Pacifique, de Hanoi au Cap Saint Jaques. Nous verrons enfin la famille de mon père, ces proches que je ne connais pas. Ce sera un très beau voyage, je n’en doute pas.
Pourtant, je ne peux m’empêcher de ressentir une certaine appréhension. À cause de la chaleur qu’il risque d’y avoir, à cause de la durée aussi. Me manqueront mon clavier de piano et mon clavier d’ordinateur. Me manqueront les personnes que j’aime et la personne que j’aime. Oh oui, tu vas vraiment me manquer. Bien sûr, là bas il y aura la mer d’azur, et puis il y aura d’autres gens et une autre culture avec l’assurance de nous écarter un peu des sentiers touristiques trop battus. Et puis je n’ai jamais regretté un seul voyage finalement…
Je pense être sincère en disant que vous me manquerez sûrement un peu aussi.
À très bientôt.
Vincent
par Vince
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dementia
